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2009 : L’Année de la France au Brésil

L’Année de la France au Brésil résulte d’une décision prise par les Présidents français et brésilien en 2006 et fait suite à l’Année du Brésil en France (2005) qui avait connu un succès retentissant.

Elle offre à la France l’opportunité de présenter dans les différentes régions brésiliennes les différentes facettes de ses compétences et savoir faire dans tous les domaines. Sa mise en oeuvre est une opération de coopération exemplaire, qui amène à la fois les responsables officiels, les milieux économiques, les professionnels de la culture, les artistes, les milieux intellectuels, les chercheurs, les media et les populations des deux pays à mieux se connaître et travailler ensemble.

L’Année de la France au Brésil relève en France du Ministère des Affaires étrangères et européennes. Elle est mise en oeuvre par le commissariat français de l’Année et du Ministère de la Culture et de la Communication, pour les échanges culturels internationaux. Un comité interministériel appuie l’action du commissariat.

L’Année de la France au Brésil relève au Brésil du Ministère de la Culture et du Ministère des Relations Extérieures, et implique la participation d’autres structures publiques et privées fédérales, fédérées et municipales.

Pourquoi?

La France est déjà très présente au Brésil, à travers une programmation artistique riche et diversifiée et des coopérations vivantes dans les domaines scientifique, technique, universitaire, économique. Français et Brésiliens se parlent, échangent, se disputent, réfléchissent ensemble, agissent ensemble.

L’Année ne vise donc pas à faire découvrir la France aux Brésiliens, qui la connaissent souvent très bien. Elle aura surtout pour ambition de compléter et d’affiner cette connaissance en valorisant nos capacités de création et d’innovation dans des secteurs où nos amis brésiliens ne nous attendent pas toujours. Elle cherchera à mettre en lumière la diversité de la société française en s’appuyant notamment sur l’expérience multiple des collectivités territoriales. Elle permettra, enfin, de témoigner de notre volonté de dialogue et de partenariat avec le Brésil en donnant la priorité aux opérations conjointes, tournées vers le monde.
La programmation est construite par les deux commissariats autour de trois axes :

La France aujourd’hui : création artistique; innovation technologique ; recherche scientifique ; débat d’idées ; dynamisme économique.
La France diverse : diversité de la société française ; diversité des savoir-faire ; diversité régionale.
La France ouverte : partenariats franco-brésiliens, qui doivent inspirer les projets ; partenariats franco-brésiliens avec d’autres pays du monde (Afrique, Caraïbes, Amérique latine); débat sur les grands thèmes de la mondialisation.

L’Année concerne les principales villes et régions brésiliennes et touche tous les publics.
L’organisation de manifestations itinérantes et de quelques grands évènements populaires est prévue, notamment pour les cérémonies d’ouverture. Les coopérations décentralisées entre régions françaises et brésiliennes sont mobilisées dans ce sens. Enfin, l’organisation d’une campagne de communication bien relayée par les media brésiliens permet de conférer la visibilité nécessaire à l’Année.

Dates et organisation

Dates : 21 avril – 15 novembre 2009 (deux fêtes nationales brésiliennes - 21 avril 1792 : mort de Tiradentes, animateur du premier mouvement d’indépendance du Brésil ; 15 novembre 1889 : proclamation de la première république brésilienne)

Communication
La communication globale est placée sous l'autorité des partenaires officiels, qui s'assurent les services d'agences de communication spécialisées.
Bénéficient de cette campagne de communication les projets labellisés, c’est-à-dire approuvés par les deux commissariats, et les mécènes de ces projets.

Labellisation
Les projets sont soumis pour labellisation à l’approbation des commissaires généraux des deux pays; les projets des opérateurs français sont étudiés par le commissariat français installé en France à Culturesfrance, les projets émanant des structures brésiliennes sont étudiés par le commissariat brésilien installé à la Direction des Relations Internationales du Ministère de la Culture du Brésil.

Les projets proposés doivent respecter les critères suivants :

contenu : s’inscrire dans les grandes lignes définies ci-dessus
modalités : reposer sur un partenariat entre Français et Brésiliens et comporter, chaque fois que cela est possible, une forte dimension d’échange et de formation, permettant une pérennisation du projet
financement : disposer d’un plan de financement cohérent. Les commissariats pourront recommander les projets labellisés pour l’obtention de financements additionnels.

Les projets labellisés font l’objet d’accords officiels entérinés lors des comités mixtes d’organisation.

ORGANISATION / FINANCEMENT

Il y a plusieurs sources d'investissements publics pour le développement à l'étranger et d'aides à l'exportation.
De plus dans le cadre de cette année 2009, il y aura d'avantage d'investissements publics.
Vu l'ampleur de l'événement, même les investissements privés seront plus à laisse d'y participer car le retour sur l'investissement est assuré.

Modalités d’organisation
Du côté français, l’organisation de l’Année de la France au Brésil relève du ministère des Affaires étrangères et européennes. Elle est mise en œuvre par le commissariat français de l’Année et Culturesfrance, opérateur délégué du ministère des Affaires étrangères et européennes et du Ministère de la Culture et de la Communication, pour les échanges culturels internationaux. Les représentations diplomatiques française et brésilienne sont mobilisées dès la phase de préparation de l’Année. Les autres ministères et opérateurs impliqués dans l’organisation de l’Année sont réunis au sein d’un comité de pilotage qui se réunit périodiquement sous l’autorité du ministère des Affaires étrangères et européennes.

La mise en place d’un comité mixte d’organisation composé, du côté français, de représentants désignés par les ministères des Affaires étrangères et de la Culture, et du côté brésilien, de représentants désignés par le gouvernement brésilien, garantit la cohérence de la programmation et des engagements budgétaires. Le comité se réunit alternativement en France et au Brésil, pour valider la programmation, le plan de communication et le financement de l’Année. Ces réunions donnent lieu à des procès-verbaux approuvés et signés par les deux parties.

Les projets retenus par le comité mixte font l’objet d’une labellisation leur permettant de bénéficier de la campagne de communication de l’Année et, dans certains cas, de recevoir un soutien financier du fonds commun.

Les projets portés par des opérateurs brésiliens sont présentés au commissariat brésilien. Les projets portés par des opérateurs français sont présentés au commissariat français.

Modalités de financement
Les deux pays participent au financement de l’Année, les frais étant répartis comme suit:

A la charge de la France :

Les missions préparatoires de ses experts et opérateurs effectuées au Brésil et les missions d’accompagnement des projets réalisés.
Les voyages au Brésil des équipes artistiques, administratives ainsi que les transports internationaux aller-retour des oeuvres.
Les assurances « de clou à clou » pour les expositions, depuis le décrochage de l’œuvre de son support d’origine jusqu’à son retour, lors de leur transport et en zone de dédouanement. Les conditions de transports, d’assurance, de convoiement doivent être explicitées précisément lors des circulations éventuelles dans le pays d’accueil.
Frais de production initiale de l’œuvre s’il y a lieu, ou les prêts d’œuvres.

A la charge du Brésil:

Les missions de repérage des experts et des opérateurs des structures invitantes
Les frais d’itinérances en cas de déplacement sur le territoire brésilien
Les structures accueillant une manifestation prennent en charge les cachets, les per diem et frais d’hébergement des équipes artistiques invitées, mettent à disposition gratuite le lieu, prennent les frais de production in situ (oeuvres art contemporain), les frais de scénographie et de montage-démontage, le matériel audiovisuel si nécessaire, le catalogue, les frais de communication (affiches, carton d’invitation, DP, etc.) et les frais de gardiennage.

Les deux pays peuvent s’entendre sur la création et l’utilisation d’un fonds commun d’aide aux projets, complété, en tant que de besoin, par le recours au mécénat. La coordination du mécénat est assurée, du côté français, par le commissariat français et le comité des mécènes, en lien avec les chambres de commerce franco-brésiliennes, et du côté brésilien, par le commissariat brésilien. Les deux commissariats élaborent conjointement un système de contreparties satisfaisant pour les mécènes français et brésiliens. Un fonds commun pour la communication est également créé.